samedi 6 septembre 2008

La Romaine et ses acteurs

Nous assistons à la même levée de bouclier de la part d'un autre artiste que celle de l'erreur boréale de Richard Desjardins. Voilà que le "beau" Roy Dupuis se balade dans le grand nord boréal mais pas à poil au grand dam de ces dames. Mais que pousse ce brumel un peu rêveur qui fait fastasmer les femmes à se mêler de ce dossier là ???

Il s'est donné comme mission divine de sauver cette rivière du désastre écologique de l'entreprise verte qu'est l'Hydro-Québec. Cette entreprise d'état s'apprête à harnacher cette rivière dans une région encore vierge à quatre endroits.

Nous qui économisons l'électricité pour l'exporter ou quasiment la donner aux alumineries quiébécoises, nous devons nous poser la question si le jeu en vaut la chandelle. Est-ce la voracité du gouvernement du Québec toujours à court d'argent oblige l'Hydro à verser de plus en plus gros dividendes à l'état pour justifier ce projet? Alors comment ignorer les chantiers de Gentilly II, de la Rupert et des éoliennes en sus. A t'on besoin d'autant de nouvelles sources d'approvisionnement et que fait-on du lower Churchill Falls du Labrador qui va produire aussi et n'aura d'autre choix que de la vendre à Hydro-Québec ?

Oui, l'Hydro doit nous expliquer pourquoi harnacher une rivière avec tant de surplus et tant de nouvelles sources nucléaires et éoliennes qui arrivent.

L'Hydro doit aussi rechercher à enmagasiner l'électricité de ses barrages à la faveur de la découverte du Massachusetts Institute of Technology (MIT) à l'automne 2007. Il ont réussi à miniaturiser les batteries qui enmagasinent l'électricité. Voilà une avenue intéressante quand on pense que pendant les heures tranquilles, les barrages ouvrent leur galerie de dérivation pour empêcher que les turbines fonctionnent au max. Si on pouvait stocker l'électricité des barrages dans une centrale dotée de batteries du MIT. On ne serait pas obligé de construire d'autres installations hydroélectriques et ainsi détruire le paysage naturel de ce secteur encore vierge de la basse-cote-nord. L'Hydro a t'elle examiné cette possibilité qui augmenterait sa capacité de production actuelle et rentabiliserait encore plus les barrages existants. http://www.lefigaro.fr/automobile/20070413.FIG000000179_naissance_d_une_batterie_revolutionnaire.html

Il faut s'étonner du silence des écolos de service comme Steven Guilbault. C'est vrai qu'eux ont reçu un beau cadeau de l'Hydro. Un terrain d'une valeur de 1,3 millions en plein centre-ville de Montréal pour y loger tous ces groupes dans un édifice de sept étages subventionné à 100% pour la construction de leur Maison du développement durable. Voulez-vous y contribuer ?
http://www.maisondeveloppementdurable.org/acceuil

Voilà la table est mise pour un débat rationnel sur l'avenir énergétique du Québec et de son fleuron verdoyant : l'Hydro-Québec.

En attendant je vous laisse avec une pensée provenant d'un inuit, Yves Bonnier Viger de Chisasibi, lors du débat sur la Rupert. «Nous avons déjà exploité largement les rivières du Nord en une période très courte à l'échelle de l'histoire géologique. Laissons la terre récupérer et tournons-nous vers des alternatives. »

Oui, un débat doit se faire mais intelligemment, il faut savoir rationaliser notre parc hydroélectrique avant de faire de nouveaux projets.

2 commentaires:

lado a dit…

Bien d'accord avec vous pour rentabiliser nos installations hydro-électriques, mais tout ça n'est-il pas comme la gestion du prix du pétrole? Nous sommes incapables d'avoir un contrôle ou un droit décisionnel sur tout ça. Pour ma part, je crois que tout ça est déjà prévu par nos dirigeants. Sachant que chaque contribuable (lire québécois moyen) se court après la queue et ne peut envisager mettre du temps dans la politique et/ou s'impliquer dans autre chose que son quotidien, c'est là que tout se joue. Il est facile de passer n'importe quoi sans opposition. Imaginez comment il peut être facile de le faire en cachette! Chaque personne est bonne en soi et ne veut que le bien des siens. La majorité des gens que je côtoie me disent qu'ils s'en foute bien de la politique. En réalité, ils n'accordent pas de temps à ça parce qu'ils savent bien qu'ils n'y peuvent rien. Donc, pour ce qui est de la Romaine, tout peut arriver!

Fernand Trudel a dit…

J'y ai été à la Romaine et même j'ai fait toute la basse-cote-nord par tous les moyens imaginables. Certains endroits ne sont accessibles que par des bateaux de pêche. En 1976, j'ai assisté à l'arrivée de la télé à Nathasquan. Les gens de ce village voyaient la télé pour la première fois à «La Cache», l'hôtel du potentat de la place, le maire Landry, propriétaire aussi du seul magasin général. Ces gens sont simples et encore naïfs, même ils me font penser aux gens de années 50. Ils ont la parlure des acadiens...