mercredi 1 juillet 2009

Bonne fête du Canada quand même

Pendant qu'on déménage, il faut se rappeler qu'à peine à un mois d'intervalle on fête trois fêtes dites nationales. De quoi en faire une indigestion carabinée...

Le 21 mai, on célèbre La Fête des Patriotes ou la Fête de Dollard-des-Ormeaux ou la Fête de la Reine Victoria, dépendant de nos convictions.

Le 24 juin on célèbre la Fête Nationale ou la St-Jean-Baptiste, selon. On en profite pour faire un gros show patriotique avec nos tartistes québécois engagés sur les plaines, une sorte de doigt d'honneur à Wolfe. Naturellement on se saoule la gueule généreusement en vociférant notre attachement au Québec. C'est le concours de brandissement du drapeau fleurdelysé.

Le 1er Juillet est la Fête de la Confédération ou de la naissance du Canada en 1867. Party de hot-dogs (mon Dieu de la malbouffe), le gâteau traditionnel sur la terrasse avec les casses-pied montréalais de Pierre Falardeau agissant en troubles-fête annuel. La tradition dans le confort et l'indifférence, quoi !!!

Mais en ce 250 anniversaire de la bataille des Plaines d'Abraham, nenni, on a tout enterré sous la menace à peine voilée de Pierre Falardeau et de ses chevaliers de l'indépendance, comme quoi certains ne sont pas capables de se tourner vers l'avenir et ruminent le passé: "Y en aura pas de party, On va leur en faire un tabarnacle de foireux..." Une perte économique et touristique irremplacable.

J'apprends aujourd'hui que les 2,500 figurants et leur famille qui étaient prêt à venir à leurs frais à Québec reconstituerons leur bataille aux "States". C'est dans l'état de New-York dans la petite ville de Youngstown qu'ils évolueront. Comme quoi nos souvenirs s'américanisent...

Ils prendront part aux célébrités de la bataille de Fort Niagara, où des troupes françaises se sont inclinées contre les Britanniques le 25 juillet 1759. Le président du Corps Historique du Québec, Horst Dressler, a déclaré que ceux qui étaient en faveur de la reconstitution de la bataille des plaines d'Abraham ont décidé de se ranger derrière l'événement qui doit se dérouler dans la municipalité de Youngstown. Comme quoi Québec s'extériorise et s'exporte avec ses $$$...

Et dire qu'on avait pas besoin du budget de 8,5 millions du maire Labeaume pour faire ça et nos hôtels et restos auraient débordés sans subvention !!!

vendredi 26 juin 2009

Urgence-Hydro cafouille !!!

La foudre est tombée dans ma cour à 7h25 ce matin. Juste sur le poteau où il y a un transformateur de l'Hydro. Le fusible qui protège le transformateur a joué son rôle el le couteau du disjoncteur s'est ouvert. Nous sommes en panne, plus de courant...

À 7h29, je réussi à avoir la ligne du 1-800-790-2424 (urgence-Hydro) et la lithanie commence car c'est un répondeur à option automatisé. Pesez sur le 1 si c'est en français et le 2 si c'est en anglais. Pesez sur le 1 si c'est résidentiel, 2 commercial, 3 institutionnel. Pesez sur 1 si c'est pour une panne. Enfin, on me dit un instant, un préposé vous répondra. Voici en subtance la conversation qui s'ensuivit.

Une belle voie féminine m'interpelle
-Hello je suis Mme Untelle que puis-je pour vous ???
-Mon nom est Fernand Trudel du 866 des Sizerins à Québec, c'est pour signaler une panne de courant car dans le poteau juste dans ma cour le couteau du disjoncteur est ouvert...
-Ah bon, quelle est votre adresse au juste ???
Je vous la répète: 866 des Sizerins, Québec et mon numéro de téléphone est 66.-.... De plus je vois le numéro de votre compagnie inscrit sur le poteau, le voulez-vous ???
-Si vous pouvez le lire, ça nous aiderait encore plus à localiser la panne.
-Alors c'est le poteau G1Y3D
-Merci de nous avoir signalé la panne, je dirige au service concerné votre requête.
-Merci Madame...

À 9h15, aucune nouvelle alors je rappelle.

Le service automatisé me recoit encore mais reconnaît mon numéro de téléphone et le robot me répond que la panne a déjà été signalée et me demande si je suis du 866 des Sizerins, si oui pesez sur le 1. Je pèse et le message enregistré continue son monologue que la panne a été prise en charge à 7h30 et que je dois attendre jusqu'à 19h30 pour espérer être rebranché. Donc, je devrai prendre mon mal en patience et attendre...

Soudain à 14h30, un gros camion de l'Hydro arrive devant mon entrée. Hourra, les secours sont arrivés plus vite que prévu, enfin...

L'électricien m'avoue derechef qu'il a cherché depuis son retour du diner vers 13h00 et qu'il ont été sur la rue Des Mésanges à Charlesbourg. Je leur répond mais ça fait trois ans que le nom est changé de Des Mésanges à Des Sizerins. Il me répond désolé c'était écrit rue des Mésanges sur notre ordre de travail. Impossible,dis-je, j'ai même donné le numéro d'Hydro inscrit sur le poteau. Le technicien me répond : "Vos comptes sont ils adressés au 866 Des Sizerins, est ce que l'adresse est changée?" Et je répond " Oui depuis 3 ans messieurs. Je crois qu'il y a un service chez-vous qui fonctionne encore avec les vieilles adresse."

Ne trouvez-vous pas étrange qu'une société gouvernementale utilise encore les anciens noms de rues en 2009. Par surprenannt que lors de l'incendie sur la rue Raoul-Jobin (autrefois Ste-Thérèse) l'Hydro ne trouvait pas le poteau à délester et a délesté par erreur ceux de la rue Ste-Thérèse à Beauport. On sait que le jeune garçon est mort dans l'incendie parce que l'Hydro a pris trop de temps à trouver le bon poteau à délester empêchant les pompiers de sauver cette vie. Maintenant que vous savez que ça se produit encore ce cafouillage plus de 3 ans après les changements de noms de rues, vous sentez-vous plus en sécurité ???

mercredi 24 juin 2009

Bonne fête Nationale

À tous les québécois peu importe leur origine ou leur langue.


BONNE FÊTE NATIONALE en ce 24 juin !!!

jeudi 18 juin 2009

Le maire Labeaume et la NeuroCité

Le maire Labeaume ne fera que tasser l’ancien maire L’Allier sans plus et placera un de ses amis à la place. Son ami, l’architecte Pierre Thibault, remet tout en question avec son poumon vert écorchant en passant la Neurocité, un article paru dans les journeaux comme par hasard en même temps que la montée de lait du maire.

Les sautes d’humeur du maire sont légendaires et encore là il a jeté un cailloux dans la mare pour placer ses billes à la veille d'une élection. Il ne cherche qu’à reprendre à son crédit ce qu’il a été fait à ce jour et y imprimer sa marque.

Le « faubourg Giffard» qui est quasi tout construit sur La Canardière sur les terrains de l’hôpital fait partie du plan d’ensemble de la Neuro-Cité. Derrière l’hôpital St-Michel-Archange au sud de la rue Évangéline et à l’est de Bardy, le zonage est en train de changer dans l’harmonisation des réglements d’urbanisme pour pouvoir construire les logements multiples. Ca aussi fait partie du plan d’ensemble sur la maquette de la NeuroCité qui a été médiatisée. Est-ce de ça que parlait l’architecte, porte-parole du maire quand il parlait de mixité et de logement à prix abordable ???

Constatez que ces deux assertions sont sur ce plan de la NeuroCité dévoilé par Québec-urbain.
http://www.quebecurbain.qc.ca/2008/11/22/neurocite-une-lumiere-a-lhorizon/

Je pense qu’un projet annoncé par la mairesse Boucher et le Ministre Couillard en juillet 2007, avance très bien. Mais quand on veut se débarrasser de son chien, on dit qu’il a la rage. Pourtant, ici le Dr Maziade annonce l’arrivée de deux entreprises.
http://www.crulrg.ulaval.ca/fr/docs/2007-12-18_Neurocite_Chlorion_NDEI.pdf

Le maire a tort de dire qu’il ne se passe rien. Mais le politicien Labeaume prépare son élection et celle de ses suiveux et bulldoze tout sur son passage. Il tire du plomb dans l’aile du projet de NeuroCité pour en devenir par après le sauveur.

mardi 16 juin 2009

La piscine municipale sera démolie pour la deuxième glace à l'aréna de Giffard

En réponse a ma question sur l’exiguïté du site de l’aréna de Giffard qui ne permettait pas d’ajouter autre chose que le stade de soccer par l’arrière, le conseiller François Picard a répondu que la piscine sera déplacée pour inclure le projet tel que conçu et que le terrain au nord du stationnement de l’école servant de terrain de jeu disparaîtra pour améliorer l’espace de stationnement. Déplacer une piscine c'est des millions ça...

Je réitère que la deuxième glace devrait être installée dans le nord ouest de l’arrondissement et permettre ainsi de préserver une piscine qui dessert les citoyens à faible revenu des immeubles environnants.

Si le projet est adopté tel quel, la piscine se déplacera à l’externat St-Jean Eudes et les gens qui profitaient des bienfaits de cette espace aquatique devront prendre leur auto pour aller se baigner. Est-ce un plus pour le secteur de faire un méga projet, je commence à en douter !!!

On a beau s’entendre avec les autorités de l’école et avec le centre de détention pour compenser en permettant d’utiliser les nouvelles installations probablement gratuitement, les ménages à faible revenu dans les blocs appartements avoisinants en feront les frais. Ce sont eux qui seront les victimes des idées de grandeur de notre cher Marc. Oui pour le stade. Non pour la deuxième glace à cet endroit. Préservons la piscine pour la plèbe. L’élite aura une glace au lieu de deux...

Au fait D’Estimauville n’est plus dans le district de Marc mais est rendu dans l’arrondissement de La Cité. Il a fallu lui enlever ce secteur pour qu'il s'en intéresse ou tout simplement permette à Régis de lancer un autre ultimatum politique. Labeaume va déloger Jean-Paul L'Allier du dossier, c'est ça le ménage qu'il fera. On est rendu à la deuxième élection avec D'Estimauville comme dans les bons vieux temps de Duplessis...

mercredi 10 juin 2009

Rue Seigneuriale : Un feu de circulation de trop

Des voisins de la pistes cyclable s’inquiètent de voir apparaître à cent pieds de celle-ci une nouvelle rue débouchant sur la rue Seigneuriale et dont on installe de nouveaux feux de circulation. D’autant plus que plus au sud il y en a un autre au coin de la rue Nordique.

« Ça n’a rien pour améliorer la fluidité de cette artère fort achalandée d’ajouter un autre feu de circulation. C’est aberrant et dérangeant pour l’important volume de trafic qui transite sur Seigneuriale. On n’a pas fini d’entendre maudire les citoyens…» disais-je lors de l'assemblée du conseil d'arrondissement. Je me demande ou la conseillère Lisette Lepage avait la tête quand ce projet lui a été signalé l’an passé.

Elle a voté sur trois résolutions consécutives sans se demander si cette percée sur Seigneuriale apporterait des inconvénients et si les fonctionnaires avaient envisagé toutes les alternatives possibles pour éviter une telle situation. C’est une erreur impardonnable pour une conseillère expérimentée comme elle qui gravite autour du maire Labeaume…

Tant que les feux de circulation ne seront pas votés définitivement, il y a toujours moyen de réparer cette aberration urbanistique et j'ai profité de l’assemblée de l’arrondissement pour demander au conseil d’arrondissement de redessiner un autre tracé pour la sortie ouest de ce projet d'implantation résidentielle en envisageant le coin Nordique à 350 pieds plus bas ou simplement en raccordant la rue avec le développement du domaine du Mousseigne par la rue De la Charmotte derrière l'édifice de l'ancienne Caisse Populaire et permettre aux nouveaux arrivants de sortir à la rue Dormil en face du mini centre d'achat. La tranquillité des nouveaux résidents et la qualité de vie de tout le voisinage en dépendra.

Les résidents de la rue Seigneuriale affecté par cette décision inopportune attendent impatiemment une décision de l’arrondissement dans le sens de la demande formulée lundi soir tout comme moi …

mardi 2 juin 2009

Pourquoi pas une glace dans le nord de Beauport ?

Je salue la volte-face de l’administration Labeaume et félicite Mme Bégin-Giroux de sa ténacité et de sa clairvoyance dans ce dossier. Préserver l’aréna Gilles-Tremblay et ajouter une glace à Beauport est une décision plus rationnelle que celle d’un PPP qui ferme un aréna dans l’est de l’arrondissement sans ajouter une heure de glace de plus.

Il demeure que l’annonce du projet sur le site de l’Aréna de Giffard concentre dans un même site plusieurs activités sportives et laisse plusieurs secteurs de l’arrondissement sans équipements adéquats. Elle a le mérite d’ajouter une glace de plus aux jeunes du secteur et compenser pour le manque d’heures de glace criant dans Beauport.

Je suis d’accord que le stade de soccer couvert partage le même toit que l’aréna actuel mais je trouve exagéré l’ajout d’une deuxième glace à cet endroit et j’achète la synergie sport-études évoqué par le maire Labeaume. Y aurait-il pas lieu de doter le secteur nord de Beauport d’un aréna à la place???

À mon avis, la partie nord de l’arrondissement devrait être dotée de cette glace supplémentaire afin d’équilibrer l’offre de service sportif. Cette portion de notre territoire devient de plus en plus dense par le développement domiciliaire qui s’y fait autant du coté de Beauport nord que du secteur Bourg-Royal et Montagne des Roches à Charlesbourg.

Doter St-Jean Eudes d’une piscine olympique pour ce bassin de population est un pas dans la bonne direction et c’est tant mieux. Mais pour compléter l’infrastructure sportive et encourager la jeunesse à faire du sport, l’idée de construire un aréna serait de mise à l’intersection St-David Louis XIV ou quelque part dans ce secteur au lieu de concentrer davantage sur le même site car déjà l‘ajout d’un stade de soccer augmentera substantiellement l’achalandage dans le secteur de l’Aréna de Giffard. Cette solution aurait le mérite de diminuer les déplacements automobiles pour les gens du secteur nord de l’arrondissement Beauport et l'est de l’arrondissement Charlesbourg.

Pourquoi pas profiter du moment pour placer durablement nos équipements sportifs équitablement sur le territoire de notre secteur urbain.

samedi 30 mai 2009

Développer des centres secondaires urbains par le sport

Le projet de construction d’un deux glaces et d’un centre de soccer intérieur sur le site de l’aréna de Giffard est un élément moteur d’une diversification des pôles d’attractions de la ville. On crée ainsi des centres secondaires de développement urbain.

Ste-Foy et son super Peps à coté d’un anneau de glace recouvert muni de deux autres glaces intérieurs à coté de la salle de concert Albert-Rousseau est déjà en voie de se doter d’un power center sportif et culturel. Beauport serait le second. Il ne resterait que le centre à se doter d’un power center sportif que je vois dans Lebourneuf aux alentours ou derrière le centre de tennis Avantage au croisement de l’autoroute et du boulevard Pierre Bertrand. Quant à la salle de spectacle elle est plus basse sur Pierre-Bertrand.

Il demeure que ce plan quoique audacieux a de ses tares au niveau de la circulation routière. Déjà on se plaint dans le secteur de l’aréna de Giffard de la circulation intense sur St-David et Clémenceau. Concentrer encore plus amène un défi pour les travaux publics qui à venir jusqu’à maintenant n’ont pas démontré beaucoup d’ingéniosité pour régler le problème décrié par Michel Hébert et le conseiller Marc Simoneau. En tout cas, on aura pas besoin de resto végé dans l’aréna, Mc Donald et d’autres restos rapides sont déjà implantés. Une perte tangible de revenus municipaux pour un trop grand effort de rectitude politique. En tout cas, ça n’attirera pas le président Obama qui aime les Hamburgers.

Il demeure que l’annonce est silencieuse sur le sort de l’Aréna Gilles-Tremblay un des derniers équipements municipaux dans ce quartier et qui maintien tant bien que mal sa vie communautaire. Il serait malheureux que ces citoyens en fassent les frais.

Déjà le développement domiciliaire intense au dessus de Louis XIV , autant à Beauport (district des Laurentides représenté par la conseillère Marie-France Trudel) qu’à Charlesbourg tout près (Bourg Royal et la Montagne des Roches), il n’y a aucun équipement communautaire autre que ceux de l’externat St-Jean-Eudes. Aurait-on mérite à penser à se doter d’un équipement sportif sur Louis XIV entre ces deux concentration de résidents à l’intersection du prolongement de St-David. Je penses que oui, sinon un sentiment de laissé pour compte s’installera dans l’esprit de ces résidents obligés de se déplacer ailleurs pour pratiquer leur sport favori.

Dans tout ça, il ne fait pas oublier que les déplacements seront plus nombreux, nous qui voulons tous diminuer le trafic automobile. En créant ces super installations sportives nous ne diminuerons sûrement pas les GES mais qui a dit que développement et environnement allaient de pair ??? La vie de quartier en prendra pour son rhume, vive la grande ville qui nous oblige à nous déplacer de plus en plus loin…

jeudi 21 mai 2009

La caserne du Lac St-Charles, l'aura, l'aura pas...

Le besoin de construire une caserne de pompier dans un secteur mal desservi au Lac St-Charles et Notre-Dame-des-Laurentides (Charlesbourg nord) est aussi impératif que celle construite au nord de Beauport exigée par un rapport du coroner.

Cette décision du Conseil de construire une caserne, n'a aucune relation avec les négociations de salaires et du fonds de pension des pompiers autre que d'exiger que les casernes de pompiers soient bien réparties sur le territoire de la ville pour que les délais d'intervention répondent aux normes gouvernementales et respectent les exigences des compagnies d'assurances.

Le jugement de la Cour Suprême contre la Ville de Beauport pour le feu de la Bastogne de 1971 a fait jurisprudence dans le domaine municipal. On y a établi que la ville est responsable de la qualité et des délais d'intervention. D'ailleurs c'est le point de départ des schémas de couvertures de risques que toutes les villes adoptent afin de se prémunir de poursuites éventuelles semblables à ce jugement.

Ce jugement a eu son écho dans le feu de Place du Saguenay à Chicoutimi. La même argumentation de responsabilité municipale sur la qualité et la rapidité d'intervention a été au centre de la condamnation de la Ville de Chicoutimi.

Le petit Napoléon de la Grande-Allée peut faire les montées de lait qu'il voudra, il ne peut infirmer des décisions du conseil municipal à moins de redemander un autre vote au conseil qu'il ne gagnera sûrement pas...

C'est irresponsable de ne pas doter ce secteur de la ville de services adéquats surtout que le conseil a déjà décidé d'adopter un schéma de couverture de risques en 2005, d'aller de l'avant dans la construction de quatre caserne mieux placées, l'a mis au PTI et le terrain est acheté pour la dernièere des quatre casernes prévues.

Le maire Labeaume stoppe par sa seule volonté, un service de proximité déficient dans ce secteur de la Ville et devrait être responsable conjointement avec la Ville de toute réclamation que les assurances pourraient ester envers les autorités municipales.

dimanche 17 mai 2009

JE ME LANCE DANS LE DISTRICT 22

Après une longue réflection et considérant que le citoyen est perdu dans le dédale administratif d'une fusion qui devait simplifier les choses et non de les rendre moins accessibles et plus coûteuses, j'ai décidé de représenter les citoyens sans voix devant ce monstre bureaucratique...

Le 15 mai, j'ai repris le bâton du pélerin muni d'une simple carte d'affaires et de mon bulletin de présentation comme conseiller indépendant à l'assaut des 25 signatures requises pour déposer ma candidature. J'ai suffisamment de signatures pour déposer mardi le 19 mai mon bulletin aux greffes de la Ville. Je suis parti sans parti. Pourtant j'avais déposé mon CV comme plusieurs, auprès de L'Équipe Labeaume qui prétend respecter l'autonomie de chaque conseiller. Je consulte et j'écoute et dès septembre, mes priorités seront le résultats de mes rencontres avec le plus de citoyens de mon district électoral. Il y a près de 15,000 électeurs et environ 6,000 foyers. Impossible de voir tout le monde mais en commencant le 15 mai, j'en verrai pas mal d'ici le 1er novembre 2009.

Voici comment je conçois que l'administration municipale s'est comporté depuis la fusion en comparant les structures avant et après. D'une structure à trois paliers ( Conseil de ville, CUQ et Conseil régional des élus-CRÉ )la fusion nous a apporté six paliers:

Le conseil de quartier qui n'est que consultatif malgré la perception de certains citoyens qui le pense décisionnel.
Le Conseil d'Arrondissemrent (coquille presque vide malgré les promesses)
Le conseil de Ville dont les membres reçoivent l'information tronquée
Le Comité Exécutif, lieu central des vraies décisions
Le Conseil d'Agglomération qui remplace la défunte CUQ
Le Conseil Régional des Élus (CRÉ)

On devait diminuer le nombre de fonctionnaires et dans le débat de la fusion, l'exemple le plus courant était qu'il y avait 13 DG et après la fusion il en resterait qu'un seul et ainsi de suite avec tous les gestionnaires des 13 anciennes ville. Malgré ces belles promesses, on se retrouve 7 ans après avec plus d'employés que les 13 anciennes villes. Comment expliquer ???

Depuis la fusion on a harmonisé service après service pour équilibrer la prestation de services à la grandeur du territoire. La qualité des services de proximité s'est détérioré et on ne peut plus savoir qui est responsable de ce gâchi. L'exemple des trottoirs non déneigés, le maire a poussé le bucket aux arrondissements mais a nommé un coordonnateur des arrondissements. De quoi ne plus se retrouver dans ce dédale. Les dernières harmonisations furent plus controversés: le déneigement et les réglements d'urbanisme.

On a même osé s'attaquer à l'harmonisation des noms de rue pour faire disparaître plus rapidement les noms des anciennes villes et leur histoire. Parlons-en de l'histoire en ce 375ème anniversaire de Beauport. Les budgets sont presqu'imperceptible 300,000$ en tout. Même si nous n'avons pas les plaines d'Abraham dans notre arrondissement, néammoins Wolfe et Montcalm se sont affronté à l'été 1759 avant l'assaut des plaines et Montcalm avait repoussé Wolfe. Quelques milliers de dollars à peine pour la commémoration de cette bataille historique. Ouin, la redoute Montcalm c'est pas les silos de la Bunge, hein !!!

Le littoral-est de la Baie de Beauport jusqu'au Chutes Montmorency est en attente depuis décembre 2006 d'une réflexion accrochée sur le promontoire de la Colline parlementaire. L'aménagement de D'Estimauville aussi se fait attendre lui aussi comme la revitalisation du boulevard Ste-Anne dont les numéros de portes ne se suivent pas depuis des lustres. On dirait que le comité de toponymie et tombé inanimé avant de compléter son oeuvre. En attendant le secteur de D'Estimauville est venu rejoindre le quartier St-Roch dans l'arrondissement de La Cité à la faveur du redécoupage des districts électoraux. Nous aurons le conseil de quartier du Vieux Moulin de l'arrondisement Beauport qui sera consulté, je ne sais comment, par le conseiller de Maizerets d'un autre arrondissement. Encore des complications compliquantes ou les structures s'entremêlent sans se coordonner.

L'harmonisation touche maintenant les loisirs sportifs et culturels. Là aussi les débats sont acrimonieux entre la vie de quartier et les power centers culturels et sportifs. J'y fait allusion dans le billet précédent...

Pourtant le citoyen veut simplement qu'en retour de son compte de taxes, recevoir les services de proximité de qualité : Déneigement, entretien du pavage, collecte des déchets, nouveaux développements respectueux du voisinage, une bomme surveillance policière, etc...

Il désire aussi être consulté et informé de tout changement danms l'administration day-to-day qui va le toucher...

Force nous est de constater que la kyrielle de paliers décisionnels et les réunionnites on fait perdre à plusieurs élus le contact sur le plancher des vaches et de la plèbe...

C'est un peu ce que je veux ramener, le contact avec les préoccupations des citoyens en premier lieu et la préoccupation constante de les consulter adéquatement. Dans plusieurs dossiers, nous avons été mis devant des faits accomplis et ça c'est peu respectueux des vrais patrons de cette ville : les citoyens qui y vivent...

mardi 21 avril 2009

Le plan B relance le débat de la fermeture de l'aréna Gilles-Tremblay

Par l'annonce que le deux glaces en PPP est écarté pour des raisons de coût prohibitif de l'heure de glace à 560$, l'équipe Labeaume nous arrive avec un plan B.

Le plan B laisse présumer que les options seront fait en régie mais est encore en gestation entre trois options. Il demeure que le maire Labeaume et ses proches se sont mouillés lors d'une rencontre avec les intervenants, on augmentera les heures de glace à Beauport. Il s'agit de savoir comment et c'est là que le débat risque de reprendre de plus belle en pleine campagne électorale.

Examinons les trois options annoncées par le maire Labeaume.

A) Réparer les arénas existants. Déjà là, il y a un bémol car pour rénover l'Aréna de Giffard on parle de 3 millions et celui de Gilles-Tremblay c'est 8,5 millions. Comme c'est l'option B qui sera privilégié, ce bémol ouvre un débat électoral...

B) Faire un deux glaces à l'endroit prévu mais en régie. Alors il faudra fermer un des deux arénas et c'est là que le bémol dans l'option A prend son importance. Devra t'on garder un aréna qui coûte 3 millions ou 8,5 millions ???

C) démolir et reconstruire les vieux arénas. Cette option risque d'être écartée rapidement à cause des montants en cause : 15 à 20 millions chacun.

Voilà la table est mise pour l'élection. Selon l'option B du plan B, nous bâtirons un deux glaces à coté de la bibliothèque, du McDonald, du Boston Pizza, du Subway et de la Cage aux Sports. Un power center sportif et culturel permettant un engorgement d'une intersection St-David et Clémenceau déjà à problème !!!

Il faudra décider laquelle des deux arénas il faudra fermer et là, la différence de coût sera préconisé par l'équipe Labeaume et la concentration des équipements sportifs tous au même endroit comme argument des opposants. Entre temps les joueurs devront se déplacer de plus en plus surtout dans un contexte ou l'on cherche à diminuer les déplacements automobiles pour une ville plus verte.

Il demeure que le stade couvert de soccer de l'Est se rajoutera dans le débat et là ce dossier milite pour fermer l'Aréna de Giffard car il y a des aires extérieures à proximité.

Ainsi Marc Simoneau régnera sur presque tout les équipements sportifs et culturels de l'arrondissement laissant aux trois autres élus des résidences et des commerces de proximité. Est-ce la bonne façon de maintenir la vie de quartier ? J'en doutes...

jeudi 12 mars 2009

LES LEÇONS DE BASTIAT DANS UN MONDE EN CRISE

Nous sommes en crise. Récemment, les leaders mondiaux se sont entendus pour agir de concert contre celle-ci. Mais cette crise, c'est quoi?

De tous les cotés, on entend dire que l'on doit renverser le système financier mondial et mettre fin à la cupidité des patrons et des capitalistes. Il faut faire en sorte que cette fois, on ne loupera pas l'opportunité de rendre le monde un peu plus juste. Ce cri se présente sous d'innombrables formes. Mais ce que ses diverses incarnations ont en commun, c'est la personnification de l'État. Elles réclament un État activiste, un État qui s'occupe de son peuple. Cependant, ces appels sont souvent fallacieux.

Selon Mises, « on appelle habituellement "société capitaliste" une société où les principes libéraux sont appliqués » (Le Libéralisme, 1927). Dans les sociétés occidentales, on constate toutefois que la réglementation touche tous les aspects de nos vies et que notre revenu est imposé à un taux plus élevé que jamais.

Comment peut-on se faire une opinion au milieu de tout ce tumulte? Je propose une solution fructueuse: lire de grandes oeuvres libérales.

Bastiat a changé ma perception

J'ai lu Frédéric Bastiat pour la première fois. Ce qui m'a fasciné le plus, c'est la clarté et l'intemporalité de ses idées. Quand on lit un journal ou qu'on regarde des débats politiques, on peut toujours se servir de son argumentation. Ou, inversement, ce qui est peut-être plus étonnant, c'est que quand on lit des oeuvres de Bastiat, on a l'impression que le monde n'a pas changé. Le contenu des discussions dans tous les parlements à travers le monde est essentiellement le même. Seules les circonstances sont différentes.

Mais qu'est-ce que ça signifie? Et que peut-on en retirer?

Le thème central de l’œuvre de Frédéric Bastiat, c'est le rôle de l'État dans la vie privée et professionnelle des gens. En général, l'État est un concept très délicat. Si vous demandez à dix personnes de vous fournir leurs définitions, vous aurez dix caractérisations tout à fait différentes. Si l’on tient compte du fait que l'État est omniprésent dans la vie moderne, ce manque de clarté est assez surprenant. Dans L'État (1848), Bastiat écrit:

« Quant à nous, nous pensons que l'État, ce n'est ou ce ne devrait être autre chose que la force commune instituée, non pour être entre tous les citoyens un instrument d'oppression et de spoliation réciproque, mais, au contraire, pour garantir à chacun le sien, et faire régner la justice et la sécurité. »

Ce que nous observons aujourd’hui correspond-il à cette définition?

Durant la récente campagne présidentielle américaine, j'ai souvent pensé à Bastiat. Il a bien remarqué que la loi était pervertie – « la Loi, dis-je, non seulement détournée de son but, mais appliquée à poursuivre un but directement contraire. La loi devenue l'instrument de toutes les cupidités, au lieu d'en être le frein! » Un des effets « de cette déplorable perversion de la Loi, c'est de donner aux passions et aux luttes politique, et, en général, à la politique proprement dite, une prépondérance exagérée » (La Loi, 1850).

Aurait-il pu être plus juste? Aux États-Unis, nous avons vu la campagne la plus longue et la plus coûteuse de l'histoire du pays. Les deux candidats présidentiels ne cessaient pas de proposer de nouvelles mesures législatives et monétaires afin de gagner des électeurs ignorants. Ces électeurs ne voient que les effets directs des politiques proposées. D'après Bastiat, l'État a toujours deux mains. Une main douce et une main rugueuse. S'il donne quelque chose à quelqu'un, il doit aussi entrer dans les poches des autres pour s'approprier leurs gains. Le métier d'un politicien est de présenter la première et de cacher la deuxième. C'est la raison pour laquelle les électeurs croient toujours que la main douce peut être plus grande que la main rugueuse.

Mais cette illusion est très dangereuse. À cause d'elle, il devient impossible de sortir du cercle vicieux décrit par Bastiat. L'ancien gouvernement est remplacé par un nouveau. Mais, malheureusement, le nouveau « n'est pas moins embarrassé que l'État ancien, car, en fait d'impossible, on peut bien promettre, mais non tenir » (L'État). Selon Bastiat, pour bien comprendre ce qui se passe, on doit toujours reconnaître les effets indirects comme les effets directs.

La même logique se répète dans d'autres situations. Considérons, par exemple, le sauvetage des trois constructeurs automobile américains – General Motors, Chrysler et Ford. Pour que l'État puisse les sauver, il doit avoir de l'argent. Mais comment peut-il obtenir de l'argent? Il n'y a que trois sources: prélever des impôts, emprunter ou imprimer de l'argent. Et toutes les trois ne sont, en fait, que des formes d'impôts.

Ce serait intéressant si Frédéric Bastiat revenait pour voir et commenter le monde d'aujourd'hui. Serait-il surpris que les étatistes emploient les mêmes instruments qu’à son époque pour se maintenir en poste? Serait-il étonné par les développements politiques et économiques aux États-Unis?

Dans son essai-pamphlet L'État, il a comparé les articles principaux de deux constitutions – celle de la France de 1848 et celle des États-Unis. Si on les regarde de près, on constate une différence de conception. Les Français invoquent l'État pour « faire parvenir tous les citoyens [...], par l'action successive et constante des institutions et des lois, à un degré toujours plus élevé de moralité, de lumières et de bien-être ». Par contre, les Américains disent: « Nous, le peuple des États-Unis, pour former une union plus parfaite, établir la justice, assurer la tranquillité intérieure, pourvoir à la défense commune, accroître le bien-être général et assurer les bienfaits de la liberté à nous-mêmes et à notre postérité, décrétons, etc. » Dans ce dernier, il n'y a point de « création chimérique » d'un État tout-puissant.

Mais quel résultat concret observe-t-on un siècle et demi plus tard? Bastiat, dans une autre oeuvre, La Loi (1850), décrit les États-Unis comme un pays « où la Loi reste le plus dans son rôle, qui est de garantir à chacun sa liberté et sa propriété ». Malheureusement, cela fait longtemps que cette situation a été renversée. Même la constitution restrictive des États-Unis n'a pas empêché les partisans de l'étatisme et de la réglementation d'atteindre leur but.

Y a-t-il une solution durable? Qu'est-ce que Bastiat proposerait? C'est à nous qu’il revient de trouver des réponses. Hélas, ce qui nous manque, c'est un combattant pour la liberté comme Frédéric Bastiat. Sa capacité extraordinaire d'expliquer les notions essentielles dans une langue claire et de manière humoristique n'est pas d’égal aujourd’hui.

Néanmoins, cela n'est pas un obstacle insurmontable. On doit concevoir que la société s’appuie sur des fondements qui ne sont ni complexes ni cachés. Au centre, il y a un homme qui agit – qui agit librement par l'application de ses facultés sur son environnement et qui a le droit de protéger sa personne et ses productions. C’est cet homme qui faisait l'objet des oeuvres de Frédéric Bastiat. Bastiat est mort. Mais ses idées sont toujours vivantes et actuelles. Est-ce qu'on peut dire la même chose du combat pour la liberté?

jeudi 12 février 2009

Pas dans ma cour

Ceci est un de mes texte qui a été publié dans la Tribune libre d'Hebdo-Québec

Le phénomène du «pas dans ma cour» est au paroxysme dans cette charge à fond de train d'une vingtaine de citoyens qui se sont établis à côté d'une carrière en pleine opération. C'est vrai qu'à ce moment les terrains étaient moins chers à cause de la proximité de la carrière qui fonctionnait et faisait de la poussière. Mais ces gens ne s'en vanteront pas d'avoir délibérément choisi cet endroit à cause du prix en espérant que la contrainte ne soit pas trop invivable...

Il y a eu effectivement un projet du groupe «Les Jardins retrouvés» et les appuis des gouvernements en subvention leur étaient accordés. Le hic c'est que les administrateurs de la corporation promotrice n'avait pas l'argent pour acheter la carrière. Pourtant, c'était la condition première à l'octroi de subventions gouvernementales. Les intervenants ont beau avoir les plus beaux projets, mais un fait demeure: Qui peut acquérir le terrain et investir des dizaines de millions $ que ça exige?

Sûrement pas ceux qui se promènent avec ces belles esquisses. Ces gens peuvent parler du Butchart Garden que j'ai eu le plaisir de visiter. Mais c'est la femme du président de Ciment St-Mary, propriétaire du site qui a convaincu son mari d'aménager cette carrière épuisée. Ciment St-Laurent n'a pas eu cette délicatesse de remettre les lieux dans un état acceptable en partant comme Mme Butchard l'a fait. Déjà un adepte du Kung-fu voulait en faire un centre de tournage cinématographique doté de cascadeurs. Une carrière est un endroit idéal surtout pour les prises de son. Mais cela aussi est tombé à l'eau faute de $$$.

Actuellement, cette carrière désaffectée sert de dépôt de matériaux secs et a servi de dépôt à neige temporaire l'an passé. La Ville a besoin de relocaliser les deux dépôts à neige de Beauport sur le littoral du fleuve: D'Estimauville et devant l'ancienne cimenterie. Le site de la carrière est idéal surtout qu'on y a accès par le parc industriel. Le déboisement illégal du propriétaire nous a fait découvrir du côté ouest un espace suffisant pour que les camions puissent manoeuvrer facilement et même reculer pour domper directement dans le trou à peu près distant d'un demi-kilomètre des maisons des opposants. De quoi atténuer suffisamment leur crainte de bruit et pouvoir aménager des espaces de mitigation adéquats. Oui c'est possible d'allier le tout dans l'harmonie, il suffit de bonne volonté...

samedi 7 février 2009

La cause-racine de la crise

C'est devenu le sport national (et international) du moment, et c'est classique en temps de crise : trouver LE coupable.

Le bouc-émissaire est ainsi au choix, et selon les orientations politiques des commentateurs :

- Les banquiers qui ont oublié toute notion de risque.
- Les USA (parce que la crise a démarré chez eux).
- La FED (pour sa politique monétaire laxiste).
- Le système de monnaie à réserve fractionnaire (qui favorise l'expansion du crédit).
- Les « spéculateurs ».
- Les ménages qui se sont trop endettés.
- La « dérèglementation » .
- Les états et dirigeants politiques qui ont largement incité au développement de la bulle de crédit.
- ... etc.

Ces « boucs-émissaires » ont évidemment chacun leur part de responsabilité. Mais derrière eux, il y a une cause-racine plus profonde, qui se voit par exemple dans ce graphique :



Nous voyons sur ce graphique de la production de biens de consommation une tendance de fond depuis 60 ans : Des fluctuations de plus en plus faibles.

Après une période de grande agitation (crise des années 30, guerre mondiale, reconstruction), nous avons eu des variations d'ampleur moyenne pendant les années 70 (chocs pétroliers), puis très réduites dans les années 80-90. L'implosion de la bulle internet en 2000 et la petite récession de 1991 ont provoqué des perturbations très légères.

Conséquence de cette évolution de fond : le sentiment de sécurité a progressé chez tous les opérateurs qui étaient de plus en plus confiants, constatant autour d'eux un environnement économique de plus en plus stable et tranquille.
De cette confiance naît l'euphorie et la perte de conscience du risque...Les générations qui ont toujours vécu dans cet environnement « tranquille » et sont arrivées au sommet de la hiérarchie sociale ont porté aussi au sommet cette euphorie.

La cause racine de la crise, c'est cela, et rien d'autre. Tous les échelons de la société ont été touchés par cette excès de confiance. Sans distinction, et sans qu'un échelon soit « plus » ou « moins » responsable qu'un autre.
Dans une société démocratique, le gouvernement n'est d'ailleurs que l'expression de la « foule ultime ».

Une dynamique de foule est quelque chose d'extraordinairement puissant dans une société, capable de balayer toutes les règlementations et les « garde-fous » établis au cours des crises précédentes...plus les acteurs occupent une place élevée dans la société, plus la pression de cette dynamique de foule sur eux est forte.

Pour un simple individu (comme moi ou la plupart d'entre vous), qui n'a pas un rôle de décision important dans la société, il est encore possible de ne pas suivre la foule quand elle fonce dans le mur. La pression est faible, et nous sommes libres de nos actes.

Mais imaginez que vous êtes le directeur de la filiale d'un grand groupe bancaire pour disons...la Floride, en 2005, au plus fort de la bulle immobilière.
Vous décidez d'être raisonnable, de ne pas faire courir de risques excessifs à votre banque, et de refuser de délivrer des crédits à risque à des clients ayant une capacité de remboursement insuffisante...Vous avez entièrement raison.
Seul problème : au bout de 6 mois, les résultats de votre filiale indiquent une croissance de seulement 8% de vos bénéfices, là où les dirigeants des autres filiales ont obtenu 20% par le développement de nouvelles catégories de prêts à risque.
Le PDG de votre banque vous convoque alors dans son bureau, pour vous informer qu'il vous remplace par Mr Swap, qui a réussi une croissance de 35% de ses résultats en développant une nouvelle activité « dérivés de crédit » qui semble très rentable. Vous n'avez pas suivi le sentiment de foule dominant...Dommage pour vous !

Imaginez ensuite (on peut rêver) que vous êtes président des USA en 1992. Vous vous rendez compte à votre arrivée au pouvoir qu'une bulle de crédit commence à se développer au-delà des limites normales dans votre pays. Vous décidez à juste titre de « serrer la vis » : hausse des taux, règlementation stricte du crédit bancaire, pas de « plans de relance de la consommation », mais des investissements de l'état dans la recherche, les infrastructures, la formation et le développement industriel.

Vous préparez l'avenir à long terme de votre pays en tuant dans l'œuf une bulle naissante et choisissez d'empêcher une crise géante plus tard en provoquant volontairement une petite récession et en ralentissant la machine quand il est encore temps.

Seul problème : D'autres pays autour de vous se lancent dans la fuite en avant dans le crédit. Ils réussissent d'ailleurs à obtenir une croissance très dynamique grâce à l'expansion anarchique de leur dette et de leurs déficits, pendant que votre politique déclenche une récession. L'opposition se déchaîne contre votre « incompétence » et plusieurs députés de votre parti demandent un changement immédiat de politique économique. Vous perdez lourdement aux élections suivantes...Vous n'avez pas respecté l'état d'esprit de votre époque.

C'est cela la psychologie des foules : Une force contre laquelle il est quasiment impossible de lutter.

Aujourd'hui, la psyhologie est en train de changer : beaucoup réclament (à juste titre) plus de règlementation, des « garde-fous »...certains ultras réclament même le retour de l'étalon-or, ou des changements encore plus radicaux.
Beaucoup de garde-fous seront certainement mis en place pendant cette crise. A un moment où plus personne n'en aura d'ailleurs besoin, vu que tout le monde sera redevenu prudent (et même excessivement prudent) : Il n'y a pas besoin de mettre de panneaux « interdiction de nager » sur une plage où 10 personnes viennent de se noyer à cause d'une série de tempêtes. La peur collective suffit.
Les signes du changement se multiplient en tout cas : "low-conso", "low-cost", "frugalité" sont les nouveaux termes "tendance" du moment, qui se répandent dans tous les pays occidentaux, en rapport avec l'arrivée du 4ème hiver de Kondratieff.
Les entreprises qui sauront se positionner sur cette nouvelle donne basée sur le low-cost sortiront renforcées de la crise. Celles qui négligeront le bouleversement psychologique en cours, et continueront dans le modèle précédent (proposer aux clients d'acheter des produits dont ils n'ont pas vraiment besoin et surchargés de fonctions inutiles) seront broyées.

Puis dans 50 ou 60 ans, les leçons de la crise actuelle seront oubliées, et une autre génération reproduira sans doute nos erreurs et fera sauter méthodiquement tous les « garde-fous » qui vont bientôt être mis en place.

L'humanité a toujours fonctionné comme cela, par cycles alternant excès d'optimisme et de pessimisme. Cela ne changera pas à l'avenir.
Au niveau individuel, nous pouvons détecter et nous protéger des excès par une connaissance des comportements de foules et des cycles économiques. Au-delà de ce niveau individuel je ne pense pas qu'une prévention durable contre les excès associés aux cycles soit possible : c'est le cycle lui même qui conduit les foules à faire sauter les barrières à chaque fois.
Peut être que je suis trop fataliste ?

samedi 31 janvier 2009

Mort à la vie de quartier et bienvenue aux «power center » culturel et sportif.

Le débat sur la fermeture de l’Aréna Gilles-Tremblay semble pour plusieurs émotif et irrationnel et pour d’autres quelque chose d’intangible et qui ne les touche pas. Attention ces derniers auront un réveil brutal quand une telle décision les affectera dans leur vie de quartier.

La conseillère du quartier se bat énergiquement pour garder le dernier équipement sportif ou culturel municipal dans son patelin. C’est un combat de survie pour ce quartier car la vision de proximité de la nouvelle ville éloigne de plus en plus les équipements communautaires pour les regrouper au niveau de l’arrondissement quand ce n’est pas par secteur est, centre et ouest.

Ici à Beauport avant la fusion, nous avions organisé la ville en fonction de pôles (nord-sud-est-ouest) et tenté d’équilibrer les équipements pour que chaque secteur puisse faire des activités communautaires dans son milieu. Naturellement, les activités moins de masse devaient être regroupées à un seul endroit et habituellement on essayait de trouver une niche à chaque secteur pour que la répartition des équipements communautaires soient équitable. C'était à notre avis respecter le milieu de vie de quartier.

La décision de construire un deux glaces en PPP derrière la bibliothèque centrale, de démolir l’aréna Gilles-Tremblay et de changer la vocation de l’aréna de Giffard en complexe multifonctionnel à coté des terrains de soccer synthétiques extérieurs concentre tout au même endroit les équipement municipaux et collectifs comme un « power center » le fait. Est-ce respecter la vie de quartier, j’en doute…

Pourtant le dossier de la patinoire St-Claude au Lac St-Charles s’inscrit dans la même dynamique alors qu’on avait déplacé la patinoire ailleurs dans un endroit très bien aménagé avec un chalet nouvellement construit à grand frais. On en connaît le dénouement : le maire est venu patiner sur la patinoire fraîchement installée et le secteur est content et heureux d’utiliser cet équipement de quartier...

Beauport n’aura pas cette chance d’avoir l’oreille du maire qui ne viendra pas contrer la décision administrative comme dans la Haute St-Charles.. Fort de la connivence du conseiller Marc Simoneau, chroniqueur sportif, le maire accepte en passant un changement de zonage disséminé dans la forêt d’articles du nouveau cadre réglementaire en matière d’urbanisme. Il faut être perspicace et clairvoyant pour découvrir la chose dans cette montagne de papier et d’articles tous plus bureaucratiques les uns des autres. Une simple phrase lapidaire, une aiguille dans une botte de foin, qui enterre les efforts concertés des courvillois et condamne leur aréna à la démolition pure et simple : « Le secteur commercial de la rue Clemenceau identifié à la zone 55018 Cd est agrandi afin de permettre la réalisation d’un complexe récréatif dans la continuité nord de la bibliothèque municipale ».

Pourtant ils ont signé une pétition de 5,000 noms tout comme Arnaud du Lac St-Charles avec sa pétition de 200 noms. Il faisait plus sympathique le jeune avec sa bouille d’adolescent à la télé contrairement à la conseillère de l’opposition officielle que le maire veut abattre, qui défendait le dossier de ses citoyens avec fougue et sincérité. Mais le maire écoute plutôt son conseiller sportif, un conseiller décroché de son milieu qu’il fréquente parcimonieusement et plus enclin à faire des entrevues radio payantes… Deux dossiers et deux attitudes différentes. Ou est la constance dans les décisions municipales ??? Est-ce que la vie d’un quartier et plus importante que l’avis d’un conseiller intéressé à regrouper tout dans son quartier au détriment de tous les autres élus de l’arrondissement. Est-ce la bonne façon de donner des services de proximité? Et la notion de proximité vient elle d’être étirée ??? Autant de questions sans réponse...

vendredi 26 décembre 2008

Je me suis comporté en écolo pour les fêtes

Qui aurait cru que je me serais comporté en écolo pour les fêtes.

Eh oui, nous avons fait un échange de cadeaux mais sulement des cartes à puce ou des certificats d'achat chez des fournisseurs. Donc, pas de gros emballages à recycler surtout dans cette période ou le centre de tri déborde, c'est si simple à acheter en plus...

En octobre, devant le prix exorbitant de l'huile, j'ai décidé de changer ma vieille fournaise à l'huile de 37 ans d'âge pour une fournaise électrique. Je croyais avoir fait un bon coup, mal m'en prit, l'huile baissa en décembre et l'électricité subira une Nième hausse prochainement. Ca doit être ca le prix à payer pour sauver la planète. Je devrai surveiller mes achats alimentaires car le budget sera amputé par un coût d'énergie qui monte en flèche. Je vais devenir un adepte de la simplicité volontaire. HO HO HO, le Père Noel ne fait pas de cadeaux cette année. Y parait qu'il est en faillite aux USA et qu'il a demandé l'aide d'Obama (bailout lui- aussi). http://fr.youtube.com/watch?v=sxBl9BXLom4&feature=bz303

Décidément l'économie va mal. On pourra pas essayer de survivre et de sauver la planète en même temps, il faudra choisir...

Je vous souhaite un joyeux noël et une bonne année. Moi, je prend des vacances jusqu’au 5 janvier.

On se revoit en 2009 !

jeudi 27 novembre 2008

L'administration municipale s'éloigne des citoyens

À mesure que le temps passe, les services de proximité se développent en fonction de plus grands ensembles que celle des districts électoraux de chacun ou par conseil de quartier. La vision globale a pris le pas sur la vie de quartier.

Ainsi l'aréna Gilles-Tremblay sera démoli pour concentrer dans le même secteur tous les équipements sportifs de l'arrondissement sous la coupole du même conseiller, le chroniqueur sportif Marc Simoneau. Il pourra en faire le tour en prenant sa marche pendant que les citoyens des quatre coins de l'arrondissement devront prendre leur auto car on s'est éloigné d'eux.

Aussi, Il a fallu l'intervention auprès du maire d'un adolescent pour conserver une patinoire extérieure de 6,000$ dans l'arrondissement de la Haute-St-Charles. Monter à l'Hotel-de-Ville pour quelque chose qui aurait pu se régler à l'arrondissement dmontre un malaise profond.

Puis l'incendie de la rue Bonhomme à Val Bélair qui nous fait découvrir une décision du conseil exécutif conseillé par le directeur des incendies de déplacer 9 kilomètres plus loin le camion-pompe. Les citoyens de Val-Bélair sont rendus comme ceux de St-Émile qui attendent leur caserne depuis 2005 et se sentent à découvert car la couverture de risques est déficiente dans leur deux cas. Verront-ils à l'instar de ceux de St-Émile voir monter leur prime d'assurance à cause de ce manque de couverture ???

Ce qu'on s'apercoit c'est que les conseillers ne sont qu'informés après coup et pas toujours. Alors à quoi servent les structures encombrantes si le maire décide tout ou presque...

À quoi servent les arrondissements, un concept importé des nombreux voyages à Paris de JP L'Allier, si on passe régulièrement et carrément par dessus pour décider...

Oui, la gestion de cette ville est à repenser et comme je le disait à la commission coinsultative Mercure sur la gouvernance, l'oeuvre est inachevée et la charte de la Ville deviendra une courtepointe rapiécée et alambiquée... Avec 24 chantiers dont les conclusions sont disparates, les portes du bureau de la Ministre des Affaires Municipales devront être tournantes pour les fois que le maire les franchira afin de demander amendement sur amendement à sa charte...

jeudi 9 octobre 2008

La carte à Labeaume

Je reviens de la soirée de consultation, si on peut appeler ca ainsi, sur le découpage de la carte électorale.

Les discussions au Conseil de Ville avaient porté sur le nombre de district électoraux et le nombre d'arrondissements proposés. Après un compromis, tous sauf deux conseillers, ont adopté une carte à 6 arrondissements et 27 conseillers pour 2009. On promettait qu'on consulterait les citoyens pour le découpage de tout ca.

Il a fallu 524 signatures de citoyens pour avoir droit à une soirée de défoulement collectif. Quand au découpage tout a été fait sans consiultation. On a jeté en pâture aux citoyens une carte indigeste et dans certains cas mal foutue. Les consultations de la commission Mercure ne voulait pas parler de découpage mais seulement de l'attrition de conseillers d'arrondissents sans les définir. Ils en sont venus à des recommandations qui ont été adoptées à la hâte par les élus.

On nous a dit d'emblée ce soir, que les 6 arrondissements sont découpés définitivement et adopté par l'Assemblée Nationale et qu'il n'était pas question de les redécouper. Premier accroc à la démocratie. Pourquoi ne pas avoir tenté de redécouper les arrondissments selon les facteurs édictés dans les manuels de présentation. Homogénité des milieux de vie, barrières naturelles,etc...et pourquoi éviter la consultation puiblique sur ce découpage peu équitable (La Cité avec 85,000 électeurs et Les Rivières avec 50,000 électeurs)? Quasi du simple au double !!!

Ainsi, le vieux Limoilou se retrouve avec St-Roch, St-Jean-Baptiste et une partie de St-Sauveur dans un découpage que même le maire a catalogué de "fou braque". Naturellement ayant son lot de propos controversés aujourd'hui, il n'a pas osé répéter ses propos se limitant à dire que c'était "incongru".

Naturellement le maire prêchait pour sa paroisse. Le nouvel arrondissement de la Haute St-Charles est très mal découpé. Venant de ce secteur, il a réagit favorablement. Quand aux citoyens de Limoilou ou de Cap-Rouge, mal leur en fit, ils endureront leur mal en patience.

Il demeure que l'équilibre entre les arrondissements ne sera pas changé, la volonté des élus est immuable. Le gros bon sens n'était pas au rendez-vous ce jour là...

Sûrement qu'on assistera à des tractations pour redélimiter les 4 districts de la Haute St-Charles sans plus. Le reste, les citoyens vivront avec les aberrations des décisions du Conseil de Ville entérinées par la Ministre des Affaires municipales et ses collègues.

Un citoyen s'est inquiété du fait que son conseil de quartier sera dans trois districts électoraux et qu'il fera affaire avec trois conseillers pour régler ses problèmes. Ce qui le troublait est qu'il avait peur que le conseil de quartier se scinde en trois pour adopter les délimitations des districts électoraux. Sa crainte était à propos dans les circonstances où on bouleverse des quartiers complets. Pire trois conseils de quartier se retrouvent dans un seul district électoral. J'espère qu'ils ne se réuniront pas en même temps car sinon le conseiller devra s'écarteler en trois...

Encore là, le conseil de Ville ne sait pas si ces conseils de quartiers resteront tels quel ou si ils disparaitront ou seront redécoupés. On en est pas encore rendu là et ce ne sera pas réglé avant l'élection de 2009. Les 24 chantiers de révision de l'appareil administratif ne seront pas tous incorporés à la carte électorale de 2009. De quoi perdre son chemin dans ce labyrinthe de réunions aux territoires et intérêts complètement disparates. Et dire que la fusion devait simplifier les choses. En tout cas drôle de démocratie à sens unique...

Quand la grenouille se pense plus grosse que le boeuf

Montréal a de ces ambitions démesurées comme de prétendre depuis Expo 67 du maire Drapeau qu'elle fait partie des villes les plus importantes de la planète avec à peine ses 2 millions d'habitants incluant la périphérie.

Récemment, elle s'est fait rafler son grand prix automobile au profit de Dubaï et d'Addis Ababa en Éthiopie, deux pays musulmans.

D'abord l'Éthiopie est un pays de 70 millions d'habitants dont 4 millions vivent dans la capitale et métropole : Addis Ababa. C'est plus gros que le Québec comme pays et de Montréal comme métropole.

Quand à Dubaï, cité de l'extravagance ayant l'édifice le plus haut du monde en construction, on n'hésite pas à mettre de l'argent sur la table en abondance pour attirer le Cirque du Soleil et le Grand Prix automobile en même temps. On est tellement plein aux as que le richissime sheik à de l'argent pétrolier qui lui sort par les oreilles et s'emploie à devenir la capitale mondiale de la démesure. Les écolos ne feraient pas long feu à Dubaï. D'ailleurs en avez vous vu un dénoncer le remplissage du golfe persique pour créer de toute pièce une ville sur l'eau où toute les construction domiciliaire au ront facade sur le golfe.

Comment une ville endettée comme Montréal peut rivaliser avec les grands de ce monde et concurrencer ceux-ci sur leur terrain de l'argent et du poids démographique. Impossible...

La grenouille montréalaise a beau se gonfler, elle ne sera jamais aussi grosse que le boeuf des villes les plus populeuses ou les plus riches de la planète. Pékin avec ses 25 millions d'habitants va passer avant...

C'est vrai que l'indépendance va tout régler même de gonfler davantage l'orgueuil montréalais.

samedi 6 septembre 2008

La Romaine et ses acteurs

Nous assistons à la même levée de bouclier de la part d'un autre artiste que celle de l'erreur boréale de Richard Desjardins. Voilà que le "beau" Roy Dupuis se balade dans le grand nord boréal mais pas à poil au grand dam de ces dames. Mais que pousse à se mêler de ce dossier là, ce brumel un peu rêveur qui fait fastasmer les femmes ???

Il s'est donné comme mission divine de sauver cette rivière du désastre écologique de l'entreprise verte qu'est l'Hydro-Québec. Cette entreprise d'état s'apprête à harnacher cette rivière dans une région encore vierge à quatre endroits.

Nous qui économisons l'électricité pour l'exporter ou quasiment la donner aux alumineries quiébécoises, nous devons nous poser la question si le jeu en vaut la chandelle. Est-ce la voracité du gouvernement du Québec toujours à court d'argent oblige l'Hydro à verser de plus en plus gros dividendes à l'état pour justifier ce projet? Alors comment ignorer les chantiers de Gentilly II, de la Rupert et des éoliennes en sus. A t'on besoin d'autant de nouvelles sources d'approvisionnement et que fait-on du lower Churchill Falls du Labrador qui va produire aussi et n'aura d'autre choix que de la vendre à Hydro-Québec ?

Oui, l'Hydro doit nous expliquer pourquoi harnacher une rivière avec tant de surplus et tant de nouvelles sources nucléaires et éoliennes qui arrivent.

L'Hydro doit aussi rechercher à enmagasiner l'électricité de ses barrages à la faveur de la découverte du Massachusetts Institute of Technology (MIT) à l'automne 2007. Il ont réussi à miniaturiser les batteries qui enmagasinent l'électricité. Voilà une avenue intéressante quand on pense que pendant les heures tranquilles, les barrages ouvrent leur galerie de dérivation pour empêcher que les turbines fonctionnent au max. Si on pouvait stocker l'électricité des barrages dans une centrale dotée de batteries du MIT. On ne serait pas obligé de construire d'autres installations hydroélectriques et ainsi détruire le paysage naturel de ce secteur encore vierge de la basse-cote-nord. L'Hydro a t'elle examiné cette possibilité qui augmenterait sa capacité de production actuelle et rentabiliserait encore plus les barrages existants. http://www.lefigaro.fr/automobile/20070413.FIG000000179_naissance_d_une_batterie_revolutionnaire.html

Il faut s'étonner du silence des écolos de service comme Steven Guilbault. C'est vrai qu'eux ont reçu un beau cadeau de l'Hydro. Un terrain d'une valeur de 1,3 millions en plein centre-ville de Montréal pour y loger tous ces groupes dans un édifice de sept étages subventionné à 100% pour la construction de leur Maison du développement durable. Voulez-vous y contribuer ?
http://www.maisondeveloppementdurable.org/acceuil

Voilà la table est mise pour un débat rationnel sur l'avenir énergétique du Québec et de son fleuron verdoyant : l'Hydro-Québec.

En attendant je vous laisse avec une pensée provenant d'un inuit, Yves Bonnier Viger de Chisasibi, lors du débat sur la Rupert. «Nous avons déjà exploité largement les rivières du Nord en une période très courte à l'échelle de l'histoire géologique. Laissons la terre récupérer et tournons-nous vers des alternatives. »

Oui, un débat doit se faire mais intelligemment, il faut savoir rationaliser notre parc hydroélectrique avant de faire de noiuyveaux projets.

vendredi 29 août 2008

La poutine québécoise

Je me suis amusé à lire la version des AmiEs de la Terre sur la décroissance. Je vous livre copie conforme de leur définition qui parait sur leur site.

La décroissance, c'est quoi ? Un prolongement de la simplicité volontaire vers le socio-politique. Un mouvement de restauration de la biosphère et de la vie sociale qui implique :

Une meilleure satisfaction des besoins immatériels et matériels de l’être humain.

Cet objectif part du constat que l’extension des rapports marchands à toutes les sphères de l’activité humaine pervertit les éléments les plus profonds de notre existence. La satisfaction de besoins immatériels tels que l’appartenance, l’estime de soi et l’accomplissement ne peut s’accomplir par l’achat de biens de consommation. Ces besoins nécessitent plutôt des biens relationnels (éducation, culture, relations humaines harmonieuses, etc.) auxquels il faut faire une place beaucoup plus grande, notamment dans le domaine du travail. À ce niveau, la décroissance implique aussi l’élimination des rapports de domination et, plus globalement, de l’impérialisme.

Une baisse à moyen et à long terme de la production, en tant qu’activité économique..

Il s’agit bel et bien d’une décroissance économique. Il ne s’agit pas d’un ralentissement de la croissance économique illimitée, ni d’une croissance zéro. Si l’idée de la décroissance se réalise dans une société donnée, il arrivera un point critique où la taille de l’économie ne sera plus disproportionnée. Pourquoi la décroissance ?

Le paradoxe écologique


La croissance économique illimitée met en danger l’équilibre des individus et de la biosphère terrestre (en termes de pérennité des richesses naturelles et de qualité de l’environnement). La notion d’empreinte écologique nous fournit une illustration : la planète Terre fournit à chacun des 6 milliards et plus d’êtres humains que nous sommes un nombre moyen de 1,8 hectares pour la satisfaction de nos besoins. Le mode de vie nord-américain ( 7 à 10 hectares) ou occidental ( 3à 5 hectares chez les européens) utilise une trop grande quantité d’hectares par rapport à ce qui est disponible . Par conséquent, il n’est pas possible que tout le monde adopte ce mode de vie.

Le paradoxe des retombées économiques

Une idée dominante présentement est qu’il faut sans cesse créer plus de richesse : au lieu de partager la " tarte ", il faut travailler ensemble à la faire grossir pour que tout le monde ait plus et chacun assez. Or, à l’échelle de la planète, il apparaît que c’est toujours la même minorité qui a plus alors qu’une très grande majorité n’en a jamais assez pour satisfaire ses besoins. Il y a amplement de richesses pour satisfaire aux besoins de tout le monde; il n’est pas nécessaire d’en créer sans cesse davantage. Il faut simplement que les ressources soient mieux distribuées.

Source : comité de décroissance des AmiEs de la Terre



Il y a quelques années, on appelait ca un conflit inter-générationnel. La jeune génération refusait la société d'abondance et le phénomène des punks et des groupes de Break dancing ou rappers apparaissaient. Aujourd'hui d'autres dimensions apparaissent dans ce phénomène conflictuel. Je m'apercois de plus en plus que tout est lié que ce soit : l'écologie, la simplicité volontaire, la décroissance, le conflit inter-générationnel, la crise identitaire mise en exergue par la commission Bouchard-Taylor, l'émeute de Montréal-nord, etc...

J'appelle ca ma poutine québécoise. Pour moi, la principale cause de ce merdier est l'abandon de valeurs et de principes de vie avec la révolution tranquille. L'enfant-roi était né. Les familles éclatent et on note l'absence de respect de l'autorité. On remet tout en question et on juge sur la voie publique. Le criminel devient une victime de la répression policière et le libertinage est tellement à la mode que les maladies transmises sexuellement pullulent à l'extrême et la drogue fait des victimes. On banalise la violence et on réglemente à l'extrême pour tout et pour rien. Les gens sont devenus dépendants de l'État omniprésent et toute difficulté ou tout effort est délégué à l'impuissance de nos élus qui font les pompiers pour calmer le jeu. Wow, quelle belle poutine québécoise. On est tous Fuké man...

mercredi 20 août 2008

Changements climatiques. Montréal craint le pire...

On ne parle plus de «réchauffement de la planète» mais plutôt de «changements climatiques». C’est plus sûr. Le climat, s’il ne se réchauffe pas, va continuer de changer… C'est ce que le théologien Steven Guilbault disait à la conférence climatique de l'ONU à Montréal en décembre 2005 : « Le réchauffement climatique peut vouloir dire plus froid, plus sec, plus humide, c'est ce à quoi nous avons à faire face. » On se croirait à Météo Média...

Dans cet esprit, on apprend que la Ville de Montréal prévoie des averses torrentielles de plus en plus violentes et fréquentes en raison des changements climatiques. Et que pour y faire face, elle envisage de revoir son réseau d'égout – on craint, entre autres, les refoulements intempestifs. De quoi à penser que le maire se lance dans les prédictions météorologiques et fait concurrence à la très belle Mme Cuerrier.

Selon les informations obtenues par La Presse, «des prédictions préliminaires compilées par la Ville de Montréal font état, pour les prochaines décennies, d'une augmentation possible des précipitations de 14% en été et de 32% en hiver. La principale inquiétude réside cependant dans l'intensification de 10% des averses torrentielles, un phénomène qui provoquerait de nombreux problèmes, selon les experts.»

Devant de telles prédictions, le premier réflexe de la Ville aura été de mettre sur pied un comité pour étudier la question. Le déluge n’est même pas arrivé qu’on va commencer à pomper des milliers de dollars dans des discussions oiseuses et coûteuses. Ce comité comprenant plusieurs services municipaux et gouvernementaux, dont le Centre de la sécurité civile et la direction de l'Environnement, aura comme mandat «de préparer la métropole au bouleversement prévu du régime des pluies. »

Le parti du maire Tremblay a octroyé un contrat à l'Institut national de recherche scientifique, afin qu'il réalise «une étude de simulation des mesures d'adaptation aux changements climatiques sur une portion modélisée du réseau d'égout». Préparez-vous à voir des images apocalyptiques du genre le toit de la Place Ville-Marie ou la croix du Mont-Royal submergés par l’eau…

Question de montrer la gravité de la situation, le responsable du dossier au comité exécutif, Alan DeSousa, y est allé de cet avertissement: «Il n'y a plus de business as usual, il faut s'ouvrir aux changements. Nous avons déjà commencé à agir et nous allons considérer les résultats au fur et à mesure qu'ils entreront.» De quoi rassurer tout le monde dans cette hystérie collective du climat.

Rien de mieux effectivement qu’un comité pour montrer que l’on agit même si on croule sous le poids de l’originalité avec cette décision audacieuse. «À ce stade-ci, il n'y a aucune estimation des coûts d'une telle opération. » Pas grave: en politique, money is no object! On sait seulement que l’argent proviendra d’un fonds de 10 milliards de dollars, prévus en 2004 pour améliorer la production et la distribution d'eau potable au cours des 20 prochaines années.

Cela fait des décennies que les élus locaux clament qu’il est primordial pour la Ville de procéder à une réfection complète de son réseau d’égout. Avec de telles prévisions de fin du monde, et les récentes inondations en Iowa, les chances de la Ville de voir ce plan se réaliser viennent peut-être d’augmenter surtout avec l'hystérie du réchauffement alimentée par les alarmistes kyotistes. De quoi confier à ceux-ci quelques mandats d'études pour trouver des solutions écologiques à poser de nouveaux tuyaux sous terre.

Gentilly et le principe de précaution

Le discours des environnementalistes est de plus en plus teinté du principe de précaution qu'ils tentent d'établir en loi incontournable. J'ai véçu ce phénomène dans le débat sur le fluor, où les écolos ont réussi à semer le doute chez les édiles municipaux qu'ils contrôlent. Ainsi, tous les dossiers parlent de risques inhérents à l'environnement, à l'air ambiant, à la santé, aux biocarburants, aux OGM, etc...

Gentilly n'échappe pas à cet argument des écolos opposés à la continuation des opérations de cette centrale nucléaire. Mais quel est la base de ce principe de précaution qui fut au centre des discussions de Grenelle en France?

Cette grande rencontre a permis aux agriculteurs de mettre leurs champs en jachère, les rendant improductifs dans un temps où la planète manque de denrées essentielles pour nourrir tous les humains. Déjà des voix se lèvent pour souligner et rectifier cette erreur de jugement des écolos tout comme dans le cas de l'éthanol auparavant. Mais trop tard le mal est fait et ils ont nuit au système économique qu'ils rejettent en prônant la décroissance.

La chose la plus frappante concernant cette liste non exhaustive de déclarations d'intentions du Grenelle, c'est qu'elle correspond à une kyrielle de nouvelles réglementations voire d'interdictions dans le cas des OGM. Cette avalanche se justifierait par le fait que les hommes ont pollué la planète et que leurs agissements doivent être par conséquent contrôlés, quitte parfois à les empêcher d'agir. C'est ainsi que l'approche précautionniste a triomphé dans les débats très récents concernant la culture, la commercialisation et l'utilisation des OGM. Mais la précaution, la réglementation ou la taxe ne sont pas forcément les meilleurs moyens d'arriver à un environnement plus sain et plus sûr.

Dans ce domaine comme dans d'autres, on aurait pu espérer que les nouveaux décideurs politiques fassent preuve d'audace plutôt que de préférer une attitude précautionniste conditionnée par un lobby écolo persistant et alarmiste. Car s'il peut à première vue paraître rationnel d'interdire ou de réglementer sévèrement des activités risquées parce qu'on élimine ainsi les conséquences fâcheuses qu'elles pourraient avoir, c'est qu'on oublie qu'on se prive aussi de solutions pour vivre mieux. On sait jouer avec les sentiments mais on oublie le raisonnement et on ébauche des solutions improvisées. L'éthanol en est un exemple frappant affamant le tiers-monde et appauvissant nos concitoyens par une hausse exorbitantes des prix des denrées. Mais quand on parle de catastrophes apocalyptiques, il faut livrer les promesses surtout quand la nature leur joue un tour avec des météos imprévisibles contraires à leur prédiction de réchauffement. On s'apercoit qu'ils ont exagéré mais comment réussir à frapper l'imaginaire du monde si on exagère pas. Sir John Houghton, premier président du GIEC déclarait ceci: « Si on n'annonce pas de désastre, personne n'écoutera. » Ca dit tout...

D'une certaine façon, on peut se réjouir que ces solutions éco;ogistes soient qu'une nouvelle mode. Si elles avaient sévi, il y a plusieurs décennies, nous ne bénéficierions sans doute pas de toutes les innovations qui ont permis aux populations dans les pays développés de vivre plus longtemps, d'accéder à une eau relativement plus saine, de voir la qualité de l'air s'améliorer dans les grandes villes et de constater un renversement de tendance dans la couverture forestière. D'ailleurs, il aura fallu l'ingéniosité et le courage d'un certain Antoine Augustin Parmentier pour améliorer la popularité de la pomme de terre au XVIIIème siècle et vaincre les suspicions à leur égard. On oublie qu'en refusant les biotechnologies, on se prive aussi de solutions pour survivre et vivre mieux. Le principe de précaution est donc contreproductif.

Il faut donc espérer que la tendance réglementaire inspire par un principe insécire ne prenne pas le pas sur les décisions gouvernemantales futures et qu'elles seront plutôt teintées de principes d'action, d'innovation et de responsabilité. Le courage n'est-il pas de revenir à des principes simples de responsabilité qui sans empêcher l'innovation, l'encadrent de sorte que les acteurs ont intérêt à adopter des comportements vertueux, notamment celui de ne pas contaminer le champ du voisin ?

samedi 16 août 2008

L'État providence ou le bonheur total

Un ami je suggère une lecture pour les vacances: S.O.S. Bonheur – Intégrale de Griffo (dessins) et Jean Van Hamme (scénario), publié chez Dupuis. Il s'agit d’une BD qui résume sept histoires différentes – dont l’une est en fait la clef des six – et dans laquelle les auteurs ont imaginé un monde où l'État-providence règne de façon dictatoriale. Par exemple, dans une des histoires, l'État met en place un régime de santé «gratuit». Pour être couverts, les citoyens doivent donner 1/3 de leur salaire, manger ce que les médecins leur disent de manger, faire de l’exercice, être toujours bien vêtus lorsqu’il fait froid, etc. Si une seule des «règles» imposées par les gestionnaires du régime n’est pas respectée, c’est la radiation. De plus, toutes les personnes qui ne veulent pas intégrer le régime ne peuvent tout simplement pas avoir accès à un médecin ou à des médicaments, la totalité des pharmaciens et des médecins font partis du régime public et n'ont pas le droit de pratiquer dans le privé… Mais diantre, c'est le monde d'aujourd'hui!
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter l’entrée «S.O.S. Bonheur» sur Wikiberal ou visiter le site de l’éditeur – où l’on trouve un résumé et des planches.

LE POUVOIR DES FONCTIONNAIRES

Je vient de lire le dernier Québécois Libre et un article de Martin Masse m'a permis de faire le parallèle avec nos politiciens que nous qualifions souvent de fantoches.

Monsieur Masse commente les séries britanniques Yes Minister et Yes Prime Minister qui sont des joyaux télévisuels que tout le monde devrait avoir vus. Diffusée par la BBC au début des années 1980, cette comédie de situation met en scène un ministre nouvellement élu (qui devient plus tard chef du gouvernement), Jim Hacker et son entourage, en particulier son « permanent secretary » Sir Humphrey (l'équivalent d'un sous-ministre ici – notez le caractère approprié du terme « permanent » pour décrire un bureaucrate inamovible!).

Les scènes les plus drôles sont celles où des hauts fonctionnaires imbus d'eux-mêmes, sûrs de représenter le véritable gouvernement alors que pour eux, les politiciens ne sont que des emmerdeurs de passage, cherchent à manipuler leur ministre. Il s'agit d'une comédie avec ses exagérations évidemment, mais on reconnaît exactement la même dynamique, avec parfois les mêmes situations, que celle qui ont cours aujourd'hui au sein du gouvernement à Ottawa ou à Québec. Y a de quoi réfléchir etr faire les parallèles avec des situations que j'ai déjà connu dans la période après l'arrivée au pouvoir du PQ en 1976.

Je vous conseille de lire attentivement l'article de Monsieur Martin Masse «LE POUVOIR DES FONCTIONNAIRES (SELON YES MINISTER)» sur le site du Québécois Libre dont le lien est affiché sur mon blogue car je partage les vues libertariennes de ce groupe.

Peut-être l'ADQ trouvera t'elle réponse à ses difficultés à s'imposer car plusieurs parties de leur programme ne plaisent pas nécessairement aux fonctionnaires qui seront obligés de les appliquer s'ils prennent le pouvoir. C'est un jeu d'échec perpétuel et il faut avoir une équipe forte ayant une sensibilité stratégique extrêmement développée. C'est ce qui manque à ce parti, l'expérience, la ruse et la sagesse du fin renard.

vendredi 15 août 2008

Montréal-nord, P.Q.

Les émeutes de montréal-nord viennent de relancer le débat sur les valeurs de la société qu'on a perdu ou qu'on a mal orienté celles-ci.

D'abord le premier problème est d'avoir adopté une charte des droits et libertés qui ne place aucune responsabilité dans ses valeurs. C'est la faute à la société. C'est la faute à la police. C'est parce que je ne suis pas blanc. Autant de défenses faciles pour rejeter le blâme sur les autres, pas sur son propre comportement. Faudrait-il une retraite fermée pour qu'on aille puiser au fond de nous les réponses? On est rendu à déculpabiliser les criminels et à rejeter le blâme sur la justice moumoune. Or, les décideurs sont fragiles à l'opinion publique dans une société démocratique. Quand on entendra, c'est ma faute, j'ai mal agi alors je comprendrai que la valeur du mot "responsabilité" a été compris.

Deuxièmement, on a permis à l'état providence de prendre notre place et de décider pour nous. Quand j'entends les gens dire que le gouvernement devrait faire ci ou faire ca, je me dis qu'eux sont des dépendants des autres et qu'ils ne peuvent prendre de décision pour se conduire en bon citoyen. Que disait John F. Kennedy ? «Ne demandez pas ce que l'état peut faire pour vous, mais ce que vous pouvez faire pour l'État» Il est temps de débureaucratiser des gestes civiques et de dépoussiérer la charte des droits pour y inclure des balises et des responsabilités.

Troisièmement, on ne valorise plus l'effort. On a même enlevé des écoles les cours de gymnastique. C'est devenu une valeur individuelle exploitée par des centres de conditionnements physiques payants. «Aides-toi et le ciel t'aidera» , C'est ce que nos athlètes olympique tentent de mettre en pratique mais dans leur cas le ciel ne les aide pas, ils ne voient pas leurs efforts couronnés sur le podium de l'Olymphe. Comme société, n'avons nous pas manqué de les encourager et de les supporter. Ont-ils les meilleurs entraineurs et pourquoi ca deviendrait pas une profession rénumérée et subventionnée?

Autant de questions sans réponse qui nous donne une réputation peu enviable dans la communauté mondiale. C'est vrai qu'assis devant un écran à clafarder ca demande pas d'effort physique. Puis après on se demande pourquoi nos enfants prennent de l'embonpoint. Va jouer dehors et revient moi les joues rouges, disait ma mère. Ne flâne pas en chemin et entre à telle heure, tu as de l'école demain, me disait-elle encore. Entend t'on ca encore aujourd'hui? Non, tu me dérange et je suis fatigué, débarrasse...

Quatrièmement le sens civique a été perdu et c'est chacun pour soi au plus fort la poche. C'est la loi de la jungle dans une société "dite civilisée". On a tellement perdu le sens des responsabilités qu'on se défile et que l'on chiale après les autres y compris le gouvernement omnipotent. Mais a quoi ca sert quand la justice est clémente et les dirigeants aveugles et tolérants. Personne ne s'est demandé si on a la justice et les politiciens qui nous ressemblent. Il sont le reflet de ce que nous sommes. Ils portent nos aspirations de laisser-aller...

Cinquièmement, le rythme de vie est trépidant et exigeant. On a tellement mis de réglement que le moindre faux pas, nous enfargue dans des complications bureaucratiques interminables. Alors, les gens feignent d'ignorer du moment qu'on est pas pris. Puis si on est pris, on criera à l'injustice. Wow, toute une façon de concevoir la vie en société. Alors, les parents laisse l'état garder leur progéniture, l'éduquer, l'instruire et l'encadrer. Oui, les parents ont abandonné leurs responsabilités aux mains de tiers y compris des groupes criminalisés comme les gangs de rue qui sont devenus les familles de leurs enfants. L'éducation c'est le sens des responsabilités. Ca demeure une prérogative parentale et non gouvernementale. Tout comme encadrer son enfant pour l'orienter et l'aider à devenir un citoyen respectable et responsable.

Sixièment, la fierté de ce qu'on a accompli devient l'apanache d'un nombre restreint. Or, si les japonnais ont réussi c'est qu'ils ont la fierté du travail accompli et de la persévérance à revendre. Nous on abandonne trop facilement et on critique trop souvent. Comment développer un sentiment de fierté et de persévérance dans de telles conditions?

Notre société est malade, elle manque d'échine et c'est de notre faute. Nous avons laissé tomber des valeurs de base qui font qu'une société se démarque des autres. Puisse cet événement nous amène à réfléchir sur la société qu'on veut pour demain. Pas seulement verte mais paisible et harmonieuse, fière et accueillante. Un paradis sur terre, quoi!!!

dimanche 10 août 2008

Record de pluie sans médaille olympique

Quand la seule journée de la semaine où il pleut pas est réservée pour tondre ta pelouse. C’est triste en tabouère. Au diable l’herbicyclage, le gazon laissé sur place pourrit et se ramasse en tapons. Si la ville ne fait plus la collecte pour le compostage, ben çà prendra le chemin de l’incinérateur comme plusieurs le font.

J’en ai marre de la mare aux canards. Que je prenne un écolo me parler de réchauffement, je l’étripe. En tout cas, je préfère un été plus chaud de 2 degrés qu’avoir un été de m… comme ça. À l’instar du milliardaire Richard Branson qui lui donnera 25 millions à celui qui trouvera la façon de lutter contre le CO2, je donnerais une partie de ma fortune à celui qui me trouve la façon de ramener le soleil dans le paysage.

Même les tomates de mon jardin ne rougissent plus malgré des plants gigantesques gorgés d’eau et des grosses tomates pesantes mais vertes. Va t'il falloir que j’achète des tomates mexicaines ?
Je regardais les épis de maïs fraîchement arrivés à l’épicerie, ils sont minuscules. A t’on gardé les plus gros pour l’éthanol ?

Les écolos qui nous recommandent le vélo, sont rares sur les pistes cyclables pleines de flaques d’eau. J’aimerais bien parler dans le blanc des yeux à ce vélomane enragé qui propose d’enlever une voie de circulation aux autos sur le pont de Québec pour lui permettre de traverser à Québec. Qu’il prenne la navette fluviale pour traverser, on a payé des millions pour que le boulevard Champlain soit aménagé pour les cyclistes comme lui. On s,est même servi de l’ancien quai d’Irving pour installer une navette pour relier les deux pistes cyclables. Dire que ces gens chialent encore, ce sont d’éternels insatisfaits. Pendant ce temps, nos nids-de-poule demeurent en périphérie privilégiant les endroits où la fête se passe. L’univers tourne autour des vélomanes, pis ça doit être un thrill de se promener sous la pluie. Est-ce que Monsieur le maire prend son vélo pour aller à la mairie de ce temps-ci ?

Toute l’économie se noie même les terrains de camping ont besoin de réchauffement et de soleil. Les vendeurs d’huile à bronzage trouvent le temps long. Le village des sports s’arrache les cheveux pour trouver des incitatifs afin de se maintenir à flot car il fait face à une baisse de 20% de sa clientèle.

Çà a l’air qu’à Pékin il y a tellement de pollution (smog) qu’ils ne voient jamais le soleil. Faudrait peut-être envoyer nos écolos en vélo là-bas pour combattre des gros îlots de chaleur. Je ne sais s’ils seraient assez convaincant pour leur faire signer le protocole de Kyoto, cette pompe à $$$ vertes qui fout rien et qui va coûter au Canada 200 milliards, tramway non inclus. Mais dans ce protocole pour les îlots de chaleur urbain, rien, niet, nenni...

Le GIEC, cette bible kyotiste, a déterminé que les îlots de chaleur urbain sont des phénomènes marginaux et que celà ne représente même pas un pour cent des émissions de GES. Or les humains sont concentrés dans les villes. Sont-ils en train de nous dire indirectement que l’effet de serre n’est pas d’origine humaine ou si peu ? Gore et De Boer iront dire ça aux montréalais

En tout cas, le 400ème se fête dans la nature aussi. Une chance que la pluie a épargné le show de McCartney. Auriez-vous vu 270,000 personnes dans la flotte? Plus de 400cm de neige et de pluie. C’est l’année olympique, on bat des records sans recevoir de médailles “made in China”…

samedi 9 août 2008

Les tentacules de l'État


Le 8 août 2008 vers 14 heures, je revenais en voiture sur l'autoroute Félix-Leclerc et soudain un embouteillage ralentit le trafic automobile. Les fonctionnaires du Québec passaient l'arrosoir avec unb camion-citerne pout nettoyer la chaussée de l'autoroute alors qu'on subissait la pire averse de la journée. Ils auraient pu arrêter avec leur camion sur le bord de la chaussée ert attendre que l'orage passe. Mais non des fonctionnaires ca pense pas, ca exécuté les ordres...

En arrivant ;à la maison, j'ouvre mon courrier provenant de la RAAQ. On me demande une prime supplémentaire de 51$ parce que sur mon permis, j'ai le droit de conduire une moto. Plus loin on, m'offre de retirer la couverture pour conduire une moto mais on me charge encore 13$ pour ajustement de prime d'assurance en supplément. On me demande de répondre une ou l'autre des deux alternatives accompagné de mon paiement dans les 30 jours de la présente. On m'indique que tout défaut de répondre dans les délais impartis suspend automatiquement mon dossier à la RAAQ y compris le renouvellement des immatriculations qui seront dues en novembre prochain. Quelle menace à peine voilée de ces bureaucrates qui viennent de décider de me mettre au pied du mur alors que mon permis existe depuis 45 ans. C'est pas apparu dans mon diossier du jour au lendemain. Mais qui a piqué ces fonctionnaires bureaucrates pour qu'ils se réveillent en retard de même.

La surprise et la frustration passée, je décidai de demander des comptes à la RAAQ. OK, je les appelle on va en avoir le coeur net. Je tombe sur une boite téléphonique gouvernementale, vous savez faites le un pour réponse en francais, puis refaites le un pour telle chose, et le 2 pour autre chose enfin le zéro pour avoir une opératrice. Et lâ vous patientez en écoutant : " désolé toutes nos lignes sont prises, dès que l'une d'elles se libère, nous vous répondrons ", le tout avec la belle petite musique pour attendre et le message qui revient de temps en temps. Et bien, je n'ai pas eu de répondant après 20 minutes, Je raccroche exaspéré.

Je décidé de mettre mon député dans le coup et j'appele au bureau de comté sur le champ. "Bureau du député de Jean-Lesage bonjour, Nathalie à l'appareil, puis-je vous aider?"
" Heu oui, je veux parler à mon député, je suis pris avec à RAAQ et..."
"Excusez qui puis-je savoir qui annoncer ?"
" C'est du service ca madame, je me nomme Fernand Trudel et ..."
"Un instant s'il-vous- plait"
Je n'ai pas le temps de reprendre mon suffle que j'entends:
"Hello MonsieurTrudel, Jean-Francois Gosselin que puis-je faire pour vous ?"
" Vous êtes expéditif et présent pour nous, celà vous honore mon cher député, je viens de recevoir une demande de paiement de la RAAQ de 51$ pour payer une surprime pour conduire une moto que je n'ai pas et... "
"Comment, pas un autre, ne payez surtout pas ca avant de me montrer ca. Passez au bureau lundi à la première heure, je regarderai ca avec vous. "
"Merci à Lundi.."

Enfin quelqu'un qui me comprends. Je serai lundi pour me délivrer des tentacules de l'État. Ca fait changement avec le municipal et mon conseiller André Letendre...

Après tout, le 20ème anniversaire de la mort de Félix a été fort en émotions. Ca doit être que l'état québécois que souhaitait Félix, veille sur moi quand elle lave les rues inondées par le déluge et me menace de tout me retirer mes permis de circuler sur les routes, si je lui envoye pas d'argent sous des prétextes fallatieux et toutes ces émotions étatiques en un après-midi pliuvieux.

Qui a dit que ce serai merveilleux si l'état québécois gérait tous nos impôts que je lui parles???

vendredi 8 août 2008

Bonjour à tous sur mon blogue

Je me suis enfin décidé à voler de mes propres ailes.

Mon blogue est ouvert à tous même aux critiques municipaux, provinciaux, fédéraux et écolos...

Bienvenue aux bloggeurs qui je l'espère sauront interfacer avec moi sur de sujets communs d'actualité.

Votre hôte

Fernand Trudel dit roméo

La nuit du 15 novembre 1976

Salut, salut les enfants
Que faites-vous dehors
À la barre du jour?
On regarde les arbres
Les nuages, les murs
Monts, plaines et villes
Le pays est à nous
Le pays est à nous
Nous ont dit nos parents

Salut, madame, salut
En pleine nuit dehors
Que faites-vous toute seule?
J'avais un rendez-vous
Il est là, il est venu
C'est une affaire d'amour
Qui commence entre nous
Laissez-nous, laissez-nous
Charnellement à lui
Il me possède enfin
L'amant que j'attendais

Salut, salut grand-père
Deux heures du matin
Et vous ne dormez pas?
J'acclame dans mon coeur
Le géant qui se lève
Si j'avais mes vingt ans
J'irais danser devant
Content je meurs
Éteignez la bougie

Salut, salut professeur
Voyez-vous pas qu'il neige?
Vous êtes tête nue
Oui, chapeau à la main
C'est pour le saluer
Lui offrir mes services
Je le découvre aussi
Pour la première fois
Lui demande pardon
De ne pas l'avoir vu
Avant ce jour présent
J'en suis tout bouleversé

Et vous, théologien
Vous le pianiste aveugle
Vous le voyez aussi?
On le touche, on le palpe, on le sent
Je lui fais une symphonie
Moi qui ne faisais rien
Et le théologien cherche les mots qu'il faut
Mais n'y arrive pas

Ne mettez pas de mots
Laissez tonner de joie
Six millions de poitrines
Six millions de saluts
Sur les deux bords du fleuve
À partir d'aujourd'hui
On bâtit, on bâtit...

Félix Leclerc (1914-1988)


Oui que d'espoirs déçus après cette victoire du 15 novembre 1976. Je me devais de donner un coup de chapeau à ce chantre québécois, fier de ses convictions. Je l'ai vu pleurer quelques semaines à la veille du référendum de 1980 car il ne serait pas présent au Québec ce 20 mai 1980. Il était à Paris de tout coeur avec nous, parti trop tôt pour déposer son bulletin dans l'urne. Lui qui n'a jamais pu dire OUI sur un bulletin référendaire, nous regarde au ciel et se demande s'il a réellement manqué quelque chose...